Je chéris ton rire à la terrasse

Un alcool meilleur encore que l'ale

Le ciel gris peut-être, on s'en fout, passe

Il est en-dessous un tonneau d'ailes

Et je bois, belle, quand tu t'esclaffes

 

J'adore ton or, au fond des lacs

Ulcérés et doux de tes prunelles

Les vagues bleu-jaune, les ressacs

Iris merveilleux desssus lesquels

Etendre mes voiles, voir la mer

 

J'idolâtre l'âtre, le feu d'aine

Ululant dans l'or de tes yeux, dans

L'alcool de ton rire, ange, fleur, chienne

Irradiant ta peau, viens-t-en, viens-t-en

En toi je veux vivre, en toi. Basta.